5 alchimistes Français relocalisent le traitement…
ENVIE toulouse2017 ©ph jacob -5198

La filière française de traitement des déchets électroniques présente des lacunes.Quelques PME organisent la résistance à l’exportation en vrac de ces déchets qui valent de l’or.

Sur le territoire national, un peu moins de 200 sites sont habilités à traiter les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE). Les grands groupes (Sita, Veolia, Paprec) trient et broient les tonnages les plus importants. Sur ce volume globalement bien géré, les téléphones portables, matériels informatiques, tablettes et leurs cartes électroniques sont le gisement le plus riche, le moins bien valorisé et le plus exporté. Ce sont, résolument, des PME qui innovent pour faire revenir en France les opérations les plus complexes (dépollution, séparation et affinage des métaux précieux et rares), avec pour objectif le traitement local et le réemploi des matières. Tour d’horizon des capacités françaises de valorisation des DEEE, en quatre PME et un réseau d’économie sociale et solidaire

Focus sur Envie 
Le réseau Envie est né, en 1984, d’une idée simple, celle de faire réparer des appareils électroménagers par des personnes éloignées de l’emploi et de les revendre à bas prix. Mêlant économie sociale et solidaire et économie circulaire, le réseau a élargi ses activités à d’autres métiers, dont le recyclage des DEEE en 2006, à l’entrée en vigueur de la responsabilité élargie du producteur (REP), jusqu’à traiter un tiers des appareils français collectés en fin de vie. Grâce à des partenariats à la fois avec les éco-organismes (Éco-systèmes, Recylum et Ecologie), mais également avec des distributeurs comme Darty et des fabricants comme Philips, la fédération Envie répare ou recycle 100000 tonnes de DEEE par an.

Extrait d’un très bel article d’Usine Nouvelle écrit par Myrtille Delamarche et à découvrir ici