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L’indice de réparabilité fait partie des mesures de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (loi AGEC). Il s’applique dans un premier temps sur 5 catégories de produits pilotes :

  • Les lave-linges
  • Les téléviseurs
  • Les smartphones
  • Les ordinateurs portables
  • Les tondeuses à gazon

Progressivement, d’autres catégories d’équipements électriques et électroniques viendront s’ajouter.

Illustration 2Crédits : © Frédéric Massard – stock.adobe.com

En magasin et sur les sites de vente en ligne, une note sur 10 est apposée sur le produit, sur son emballage ou à côté du prix. Pour attribuer une note à chaque appareil, l’indicateur mesure :

La disponibilité de la documentation

Ce critère tient compte de la durée de disponibilité des documents techniques et fournissant des conseils d’usage et d’entretien.

La démontabilité de l’appareil

Il se divise en trois sous-critères : la facilité de démontage des pièces les plus souvent sujettes à des pannes ou à la casse, les outils nécessaires au démontage (qui doivent idéalement être « universels ») et les caractéristiques de fixation des pièces (le vissage doit notamment être privilégié au collage, ce qui facilite le démontage).

La disponibilité des pièces détachées

Ce critère compte quatre sous-critères : la durée de disponibilité des pièces les plus enclines à casser ou tomber en panne, la durée de disponibilité des pièces secondaires, et le délai de livraison de ces éléments (pièces principales puis pièces secondaires).

À noter que le réparateur a l’obligation de proposer des pièces détachées issues de l’économie circulaire.

Le prix des pièces détachées

Ce critère consiste à calculer un ratio du prix des pièces détachées (celles les plus sujettes aux casses et pannes) sur le prix de l’appareil neuf (sur la base du prix public indicatif). En effet, pour encourager la réparation, le prix des pièces ne doit pas être trop élevé par rapport au prix d’achat de l’équipement.

Un critère spécifique à la catégorie d’appareil concernée

Il est divisé en trois sous-critères. Dans le cas des lave-linges, sont encouragés un compteur d’usage visible de l’utilisateur (similaire à un compteur kilométrique), la possibilité d’assistance à distance et de réinitialisation logicielle.

Cap sur l’indice de durabilité pour 2024

La loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (loi AGEC) prévoit d’ores et déjà une évolution de l’indice de réparabilité. À partir du 1er janvier 2024, il sera remplacé par un indice de durabilité, avec de nouveaux critères tels que la fiabilité, la durée de vie ou la robustesse (la liste des équipements concernés sera définie par décret).

À savoir : L’objectif est d’atteindre 60% de taux de réparation des produits électriques et électroniques d’ici 5 ans.

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