Le Fonds Social Européen (FSE)

Le Fonds Social Européen (FSE) est le principal levier financier de l’Union Européenne pour la promotion de l’emploi. Il soutient la mise en œuvre de la Stratégie Européenne pour l’Emploi.

Qu’est ce que le Fonds Social Européen ?

Créé en 1957 par le traité de Rome, le Fonds social européen est le principal levier financier de l’Union européenne pour la promotion de l’emploi. Il soutient la mise en œuvre de la Stratégie Européenne pour l’Emploi. Ses objectifs principaux sont d’adapter les travailleurs et les entreprises aux évolutions économiques, favoriser le retour et le maintien dans l’emploi, intégrer les personnes défavorisées et lutter contre les discriminations dans l’emploi, améliorer le système d’éducation et de formation, promouvoir les partenariats et renforcer la capacité des services publics, des partenaires sociaux et des ONG en matière d’accès au marché du travail.

C’est dans ce cadre que le FSE cofinance chaque année certains projets du réseau Envie. Vous pourrez, tout au long de  l’année, suivre l’actualité de ces projets sur cette page.

Comment le FSE soutient-il Envie ?

Dans le cadre d’un appel à projets 2015 intitulé  « Initiatives innovantes pour faciliter, outiller et animer les relations commerciales entre structures d’insertion par l’activité économique (SIAE)  et entreprises classiques », la fédération Envie bénéficie d’un cofinancement pour la période du 01/10/2015 au 31/12/2016, sur les axes suivants :

1. OUTILLER LA RELATION SIAE/EMPLOYEUR

Ce projet consiste à créer des outils pour faciliter la relation des structures Envie avec les entreprises et employeurs de leurs
territoires, dans l’optique de faciliter les passerelles emploi et d’améliorer la visibilité d’Envie comme employeur et pourvoyeur de candidats formés dans son bassin d’emploi. Cela implique notamment de mener une réflexion pour adapter les outils en tenant compte des spécificités du destinataire (TPE, PME, Grande Entreprise). Ces outils sont à destination des chargés d’accompagnement socioprofessionnel (CASP) des entreprises d’insertion Envie. Les travaux de réflexion seraient menés à la Fédération Envie (Pantin, 93500). Les formations des CASP seront menées en région. Les objectifs sont de développer les relations des entreprises Envie avec les entrepreneurs et employeurs de leurs territoires, de valoriser le travail de l’IAE auprès des recruteurs et d’améliorer nos taux de retour à l’emploi en favorisant le placement en direct (Envie/entreprise).

2. IMPLIQUER LES EMPLOYEURS DANS LES PARCOURS D’INSERTION

Afin de mieux connaître et comprendre le devenir de nos anciens salariés en insertion à l’issue de leur parcours dans nos entreprises, nous avons besoin de réaliser une enquête à grande échelle, sur un quart d’une population annuelle, soit environ 500 personnes. Cette enquête donnerait lieu à une opération de communication, qui réunirait des représentants du monde de l’entreprise & partenaires (institutionnels et économiques). Cette enquête serait réalisée auprès d’anciens salariés en insertion ayant travaillé dans nos entreprises en 2015, ainsi que des personnes ayant validé des attestations professionnelles dans le cadre de la formation qualifiante interne à Envie (« TMAE » en partenariat avec l’AFPA). Elle serait à destination de la Fédération et du réseau Envie, mais également d’entreprises et partenaires externes. Chaque entreprise nous fournirait la liste nominative des salariés ayant travaillé au moins un jour en 2015. L’enquête serait réalisée en priorité auprès des personnes sorties depuis 6 mois ou ayant suivi et validé la formation qualifiante interne de technicien électroménager, grâce à une campagne courrier et téléphone réalisée par un prestataire. En tant qu’entreprises d’insertion, nous sommes évalués sur les taux de retour à l’emploi ou l’accès à la formation des salariés au jour de leur sortie. Or, faute de moyens pour effectuer ce suivi, nous souhaiterions l’affiner pour mieux cerner ce que deviennent nos salariés quelques mois après leur sortie. Dans l’optique d’agir dans le futur pour l’égalité homme-femme au sein du réseau Envie (faible proportion de femmes), une attention toute particulière sera accordée au public interrogé, afin de mieux comprendre les enjeux et impacts liés à leur parcours chez Envie, et notamment de trouver des solutions pour lever les freins au recrutement de femmes dans nos entreprises.

3. DEVELOPPER LES RELATIONS COMMERCIALES ENTRE ENVIE ET LA DISTRIBUTION

Les associations du réseau Envie pratiquant la réutilisation des appareils électroménagers, ont un équilibre économique souvent fragile, qui plus est en période de crise économique. Une manière de pérenniser ces structures est de développer et de renforcer les liens avec des entreprises classiques via la mise en place de partenariats sur des activités s’appuyant sur des savoir-faire accessibles et transposables. Citons ainsi les activités de livraison, dépannage, d’expertise technique. Nous envisageons donc de développer ce type de partenariat via deux axes majeurs. Le premier axe est de développer un SI spécifique pour tracer cette prestation, en lien avec les attentes du partenaire : ce SI sera utilisé par les entreprises Envie et renseigné par des collaborateurs occupant des fonctions opérationnelles de managers de terrain (directeurs, responsables d’exploitation, chefs d’équipe). Ce SI permettra notamment une gestion de stocks et un suivi des interventions. Le second axe est de construire un module de formation à destination des opérateurs en insertion : il s’agit de donner à nos entreprises un kit de formation clef en main afin qu’elles disposent d’un outil opérationnel leur permettant d’expliquer les tâches à accomplir pour répondre aux exigences du prestataire ; ce futur module s’adresse à un public pouvant rencontrer des difficultés langagières : il doit donc être didactique.Par ailleurs, ces nouveaux partenariats soulèvent des questions d’ordre juridique pour lesquelles nous souhaitons davantage nous outiller. Nous avons donc besoin d’un éclairage sur ces sujets : comment le droit du transport s’applique à nos structures, souvent associatives, quelle est notre prise de risque, quelles sont les ajustements à apporter, etc.

4. PROFESSIONNALISER L’ACTIVITE DE RENOVATION D’ELECTROMENAGER

Dans le cadre de la directive européenne de 2012 sur les DEEE, la filière de la réutilisation va connaître dans les toutes prochaines années une mutation décisive dans la structuration de ses métiers et dans ses liens avec ses acteurs majeurs, les constructeurs, les éco-organismes notamment. A un horizon de quelques années, tous les métiers liés aux DEEE seront en effet normalisés. Cette évolution a une résonance particulière pour nos associations pratiquant la rénovation puis la vente de DEEE (Déchets d’Equipement Electriques et Electroniques), parfois de petite taille et dotées de moyens limités qui devront être en mesure de s’approprier ce changement sans précédent. Bien négocier ce tournant décisif est donc pour Envie un enjeu clef qui lui permettra de renforcer ses relations avec d’actuels partenaires, en s’affirmant comme leader français de l’électroménager rénové garanti dans ce contexte totalement nouveau et sous influence européenne. Cette évolution s’inscrit totalement dans la prise en compte du développement durable, rappelée également dans le préambule de la directive et dans le mandat donné par l’UE au CEN/CENELEC pour élaborer cette norme. Aussi, Envie a pris le parti d’anticiper ces changements sans attendre la parution de la norme et son application, et en s’attelant dès 2016 à ce chantier en modernisant son process de production, en lien avec les futures exigences, dans le but d’entrer dans une démarche qualité. Il s’agit également de positionner nos sites par rapport à la réglementation ICPE (Installation Classée pour la Protection de l’Environnement). Dans le cas peu probable où cette norme CENELEC ne paraîtrait pas, les chantiers engagés conservent tout leur sen en apportant une plus value indéniable de professionnalisation et de qualité. Des ressources internes à la fédération Envie seront sollicitées pour animer et piloter la réflexion en interne sur la modernisation de nos process. Un cabinet spécialisé sera questionné pour les problématiques de mises aux normes d’infrastructures requises, dans le cadre de cette normalisation.

5. OUTILLER ET DEVELOPPER LA COMMUNICATION B TO B

La Fédération Envie et son réseau de 50 entreprises est encore peu connu du grand public mais aussi des professionnels du secteur. L’ambition du réseau est de combler ce déficit de notoriété en mettant en plaçant des outils de communication par cible. Dans ce cadre, vous trouverez ci-dessous deux axes prioritaires de communication pour lesquels, nous souhaitons mettre en place des outils.
Axe 1 / Parallèlement à son activité historique, Envie a développé une offre de services pour accompagner les professionnels sur du traitement, de la logistique, du transport de déchets, de la livraison, de la vente de pièces détachées, de la réparation et demain peut-être de la location ou de la formation. L’expertise, le savoir-faire et l’engagement d’Envie sont encore peu connus auprès des publics professionnels et pour continuer son développement économique et permettre au réseau, l’ouverture de
nouveaux postes en insertion, il est essentiel pour Envie de mieux se faire connaitre et d’outiller les chargés de développement en leur proposant un support de communication adapté à des cibles professionnelles.
Proposition : créer une vidéo de présentation de l’activité d’Envie

Axe 2 / A l’issue de leurs contrats dans le réseau Envie, les personnes en insertion vont tenter d’intégrer une entreprise et sécuriser leurs parcours professionnels. Envie souhaite mieux accompagner ses équipes dans cette étape clef et créer de nouveaux partenariats avec des entreprises. Dans cette démarche, il est indispensable de pouvoir valoriser ces recrutements, de présenter la palette de compétences des salariés du réseau Envie ainsi que les formations suivies.
Proposition : créer une plaquette

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